Présentation du livre « La psychanalyse à l’épreuve de la guerre »

LA PSYCHANALYSE À L’ÉPREUVE DE LA GUERRE

L’ACF Bourgogne Franche-Comté invite des psychanalystes auteurs de cet ouvrage, publié aux éditions Berg International, en janvier 2015, à présenter leurs travaux, le samedi 03 octobre 2015, salle du Conseil de la communauté du Grand Dijon, 40 avenue du Drapeau, de 10 heures à 12 heures 30.

Marie-Hélène Brousse, qui a dirigé l’édition coordonnée par Antonia Gueudar-Delahaye et Bénédicte Jullien, toutes trois seront accompagnées de Nathalie Georges-Lambrichs. Maryline Rebsamen se joindra à elles pour témoigner d’une pratique clinique en service d’urgence du CHU avec des migrants aux parcours marqués par les guerres, ainsi que Adélaïde Ortega sur la question de la radicalisation religieuse actuelle. Une conversation pourra être engagée avec le public à partir des exposés sur les points cruciaux de leurs travaux.

Quatrième de couverture

Après le premier conflit mondial certains avaient pu croire qu’on pouvait en finir avec la guerre. Depuis, non seulement il y eut la Deuxième, mais aussi toutes les autres.
Les modalités de la guerre se transforment continuellement, mais elle ne cesse jamais. Aujourd’hui multiple, diverse, elle manifeste les traits de l’époque qui est la nôtre en ce début de XXIe siècle : le déclin des figures d’autorité traditionnelles au profit du chiffre, des fonctions et des procédures standardisées ; le statut de Un-tout-seul du sujet qui modifie la psychologie des foules ; la montée au zénith des objets des technosciences, qui permettent de tout voir, de tout savoir et de faire la guerre sans y être physiquement ; l’information en temps réel pour tous.
Une conclusion s’impose : la guerre est une des formes dominantes du lien social interhumain. Sa « barbarie » est la civilisation même. Face à ce réel, la paix apparaît comme un délire ou un vœu pieux.
La guerre n’est pas un phénomène naturel, ce n’est pas une simple manifestation d’agressivité, car elle implique toujours une logique de discours : pas de guerre sans discours, pas de guerre sans signifiants maîtres qu’ils soient religieux, moraux, nationaux, ethniques, ou techniques…
Toujours traumatique, l’expérience des guerres marque les sujets qui y sont confrontés d’un réel indélébile. Mais ce trauma est à chaque fois et pour chacun spécifique.
La guerre est donc un laboratoire du fonctionnement psychique d’individus en situation extrême. Mais c’est aussi une mise en acte de la figure prise par le Surmoi à un moment historique donné. C’est dans cette double optique que cet ouvrage l’aborde, mobilisant une relecture de Freud et de ses élèves, à partir de l’enseignement de Jacques Lacan et des recherches novatrices menées par Jacques-Alain Miller sous le terme d’orientation lacanienne. Réunis par cette orientation, les travaux des différents auteurs apportent chacun un éclairage spécifique.